De Sarmiento à San Carlos de Bariloche (du 12 au 25 Avril 2007)

Sarmiento (8 000 hab.)
Reserva Natural Bosque Petrificado
Tout au long de la lecture de cette balade, c'est vous, chers lecteurs, qui allez frissonner. Pour cette visite nous prenons petit Jim car la promenade n'est que de 28 Km mais elle est de ripios et Jules,

Après quelques kilomètres,

Nous sommes tous les deux avec une patte coincée

Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait : on continue ou on redouble ? Il ne nous restait que 8 km à parcourir, alors nous décidons de continuer car de toute façon le vent nous l'aurons aussi au retour.

Nous finissons tout de même par redescendre et nous nous demandons si nous continuons ou si nous nous arrêtons ? Finalement, on se dit que c'est quand même dommage après tout le mal que l'on s'est donné pour arriver ici de ne pas essayer d'en voir un peu plus. Nous reprenons donc notre montée, toujours aussi pénible, encore quelques mètres et puis.... cette saloperie de vent vient de « piquer » les lunettes de Chouchou et elles ont atterri on ne sait pas où exactement dans le « Put..... » de ravin sur le côté. C'est vraiment la catastrophe. Que faire : on décide de s'asseoir par terre et de descendre tout doucement, sur les fesses, dans le ravin. Nous avons cherché et recherché et bien sûr nous n'avons pas pu les retrouver. Alors nous remontons de ce ravin et cette fois-ci nous quittons le site.

Le retour, sans lunettes, mais avec le vent s'est bien passé. Nous avions tous les deux, les deux pattes prêtes, en permanence, à faire quatre béquilles pour Jim s'il en était besoin. Nous sommes quand même un peu tristes après cette journée pleine de contrariétés, mais nous nous consolerons en « jouant au docteur » !

Et comme nous voulions quitter Sarmiento en beauté, nous nous sommes fait une séance coiffeur !
Esquel (35 000 hab.)

Esquel est aussi la ville «camp de base » pour visiter le « Parque Nacional los Alerces », alors allons-y !
Parque Nacional los Alerces
Ce Parc de 197 500 hectares est situé à la frontière chilienne. Il est constitué de forêts, de massifs montagneux de moins de 2 000 mètres d'altitude et de 5 lacs. Ce parc compte parmi les plus beaux d'Argentine pour son cadre et aussi par sa particularité : une forêt de mélèzes millénaires. Son accès se fait exclusivement par bateau. Il faut deux heures de route, dont une heure de ripio, depuis Esquel pour parvenir à l'embarcadère. Nous décidons donc de prendre l'excursion au départ d'Esquel.
L'accès à la forêt d'ale


Vous ne pourrez voir dans l'album que des photos d'arbres prises de bas en haut. Impossible de faire autrement. L'ancêtre des alerces ici présents à 2 600 ans, mesure 57 mètres de haut et 2,20 mètres de diamètre : il est magnifique. Entre tous ces beaux arbres c'est carrément une forêt de bambous. Tout au long de notre promenade, nous pouvions entendre gronder fortement des torrents mais nous ne pouvions pas souvent les voir. Mais quand cela était possible, c'était magnifique : de hautes cascades avec de beaux déboulés d'eau et la rivière déchaînée, un régal pour le bruit et les couleurs.
Ce parc est magnifique. La balade d'accès en bateau fut un pur régal et le tout a été une journée bien rafraîchissante après les poussières patagoniennes !
El Bolson (15 000 hab.) et le « Parque Nacional Lago Puelo »

Malgré la pluie, nous partons faire un tour vers le Lago Pueblo, mais notre balade sera brève car le temps est vraiment très mauvais. En plus de la pluie, nous avons des nuages à très très basse altitude et franchement nous ne voyons rien. Dommage....
Nous quittons El Bolson avec tout de même un petit regret. Nous attaquons maintenant notre route vers Bariloche et la région des lacs en prenant la Nationale 40 en très bon état dans ce secteur.

Cet itinéraire est des plus flamboyants. Ici, l'automne est à l'oeuvre et nous offre de jolies couleurs pendant toute une partie du trajet. Cette route serpente le plus souvent dans un couloir de montagnes aux crêtes enneigées. Et, ici ou là, nous pouvons admirer quelques lacs avec des couleurs bien sombres en raison du mauvais temps. Nous pouvons admirer également toute une collection d'arcs-en-ciel avec des couleurs bien marquées et surtout des bandes de couleurs bien larges. Mauvais temps, mais jolie route.
Nos priorités quand nous arriverons à Bariloche seront : trouver un opticien pour refaire faire les lunettes de Chouchou, puis un carrossier pour Jules et aussi un électricien auto car la fermeture centralisée est de nouveau en panne et pour finir, le garage Fiat, pour la révision des 30 000 km.
Bariloche - 770 m. d'altitude (96 000 hab.)


Mais le principal atout de Bariloche c'est son environnement. La ville est située sur la rive du lac Nahuel Huapi et se détache dans un ensemble de montagnes déchiquetées et foncées, avec comme point dominant le mont Tronador qui culmine à 3 554 mètres. En cette saison, tous les sommets sont enneigés. Les vues du lac sont magnifiques.


Mais nous ne nous voilons pas la face, la misère est aussi présente à Bariloche et c'est la première chose qu'on voit en arrivant, avant d'atteindre les beaux quartiers, mais on la trouve ailleurs aussi. Franchement, pour nous, c'est ici qu'elle nous a le plus choqué...

Le Lago Nahuel Huapi a une superficie de 556 Km² et une profondeur supérieure à 400 mètres. Des montagnes chargées de forêts le bordent. Il comporte de nombreux bras, fjords et îles et îlots. Il est majestueux. Dommage, que dans toute cette région le temps n'est pas voulu être de la partie...
Mais nous ne nous voilons pas la face, la misère est aussi présente à Bariloche et c'est la première chose qu'on voit en arrivant, avant d'atteindre les beaux quartiers, mais on la trouve ailleurs aussi. Franchement, pour nous, c'est ici qu'elle nous a le plus choqué...
Bon, et maintenant que nous avons, après huit jours passés à Bariloche, des lunettes neuves pour Chouchou, Jules réparé, révisé des 30 000 et avec une fermeture centralisée qui fonctionne à nouveau, nous pouvons poursuivre notre voyage vers d'autres lieux.
Route vers le Chili
Nous prenons la route des 7 lacs (N° 234, avec 47 km de piste) qui serpente au milieu de montagnes couvertes de forêts. Parfois, les lacs

San Martin de los Andes (26 000 hab.) est

De là, nous partons pour Junin de los Andes (18 000 hab. - 800 mètres d'altitude), autre petite ville montagnarde, fréquentée pour ses rivières

La route qui y mène est désertique au possible et quand ce volcan si blanc et au cône parfait



Pour notre prochaine étape, Villa Angustura (7 311 hab.), nous empruntons la route n° 40, excellente sur ce parcours de 280 kilomètres. Tant le tronçon de cette route a été merveilleux, nous aurions



Sur cette route, nous avons eu aussi une frayeur car à un moment un gros cerf poursuivi par la meute de chiens ont traversé devant nous. Heureusement, Chouchou a eu les bons réflexes, mais c'est pas passé loin. Nous avons vu aussi sur ce parcours, et toujours avec le même plaisir, quelques autres animaux : chevaux, moutons, vaches, renards et quelques beaux rapaces dont des condors, et pour clore le tout, quelques gauchos sur leur monture et portant poncho ! Joli tableau.

Notre voyage en Argentine s'arrête ici pour le moment. En effet, nous y reviendrons un peu plus tard, mais maintenant, nous vous emmenons au Chili pour quelque temps.
De la frontière chilienne à Mendoza (21-22 Mai 2007)
Nous nous dirigeons vers Uspalata pour y passer la nuit. Il est maintenant trop tard pour pouvoir espérer aller plus loin avant la nuit. Notre route jusqu'à cette ville, se déroule dans la grisaille et nous roulons sous la neige. La masse de l'Acagongua est bien là, mais elle se fait très discrète et pour voir ses cimes il faudra qu'on repasse ! A Uspalata, nous bivouaquons devant un hôtel dans le centre ville. Nous trouvons un « p'tit resto » bien sympa et y faisons un bon dîner et après dodo.
Le lendemain, c'est sous un beau ciel bleu que nous reprenons notre route. En quittant Uspalata, nous nous rendons compte qu'une grande quantité de camions fait la queue sur le bas-côté de la route en direction du Chili. Il y a en tellement, qu'au bout d'un moment Chouchou décide de regarder le compteur, eh bien il y en a eu pendant 13 kilomètres. Pas sûr qu'ils aient pu tous passer la frontière ce jour-là....
La route est magnifique, très encaissée entre les deux flancs de la monta-gne. Elle suit le Rio Mendoza, lui aussi, très encaissé. La montagne est bien colorée et dans certains endroits on peut voir une jolie palette de couleurs qui reflètent la minéralité des lieux. Certains sommets sont bien enneigés et dans le bleu intense du ciel, c'etait splendide. Nous nous régalons sur cette route. Et quand nous arrivons vers la région des vins, nous pouvons aussi admirer les coteaux viticoles.
L'arrivée sur Mendoza nous surprend, en bien, à plus d'un titre, mais celui qui nous fait le plus plaisir c'est de voir, enfin, l'approche d'une grande ville, sans y voir tous les symboles de la grande pauvreté, on peut même dire de la misère, que l'on a pu voir à l'approche de toutes les autres villes, grandes, moyennes ou petites. Bien sûr, il y a là aussi des gens pauvres mais leur pauvreté est forcément beaucoup moins grande, cela se voit très bien.