Fairbanks (35 000 habitants – l’agglomération 97 500 habitants)
Fairbanks : the Golden Heart (le coeur doré) de l’Alaska, ainsi été nommée Fairbanks à la grande époque de la ruée vers l’or. ! Eh oui, Fairbanks est née de l’OR. Cette ville, née en 1901, était à l’époque un comptoir marchand. C’est la découverte de l’or, en 1902, qui la fit réellement naître. Elle doit son nom à Charles W. Fairbanks, Vice Président des Etats-Unis au côté de Théodore Roosevelt.
Les indiens ont fait de beaux modèles pour les sculpteurs mais on en voit très, très peu…
Fairbanks a été largement partie prenante dans la construction du grand pipeline « Trans Alaska Pipeline » qui passe à sa porte. Sa construction a duré de 1974 à 1977. Ce « gros tuyau » qui part du gisement de Prudhoe Bay pour arriver à Valdez, ne fait pas moins de 1 287 kilomètres de long. Sa construction a été une aubaine pour la cité et c’est 16 000 ouvriers qu’il a fallu nourrir et héberger. Et aujourd’hui, il faut nourrir et héberger les touristes qui viennent voir ce « gros tuyau » !
Denali en Alaska c’est un parc national mais c’est aussi une faille. Bien que moins connue que la faille de San Andreas, probablement parce que la zone est presque inhabitée, la faille de Denali est beaucoup plus importante et tout autant inquiétante, si ce n’est plus. Cette faille en arc de cercle, de près de 1 600 kilomètres, s’étend de la mer de Béring jusqu’aux environs de Glacier Bay après avoir traversé, « sournoisement » si l’on peut dire, tout le Parc Denali. Les spécialistes pensent que la Chaîne de montagnes de l’Alaska a pu naître grâce à cette faille. Cette chaine de montagnes est jeune mais grande puisqu’elle fait plus de 900 kilomètres tout en suivant l’arc de cercle de la faille et atteint plus 200 kilomètres dans sa grande largeur. Elle est imposante aussi puisqu’elle comporte quelques uns les plus hauts sommets de l’Amérique du nord.
C’était pour vous mettre en appétit ! Maintenant pour atteindre ce parc, nous avons encore un p’tit bout de route à faire. Mais que de la belle route qui nous permet d’apprécier de beaux paysages de toundra très colorés et d’oublier le gris du ciel.
Denali National Park
Le naturaliste, Charles Sheldon, découvrit cette région de l’Alaska en 1906 et il s’y installa plusieurs saisons pour ses études. Il fut fasciné par la beauté des lieux et peut être plus encore par la richesse et l’importance de sa faune. Il dépensa beaucoup d’énergie pour que toute cette région devienne un parc national. C‘est chose faite et, aujourd’hui, pour une superficie beaucoup plus importante qu’il n’avait espérée. Le Denali National Park c’est 2,4 millions d’hectares. Il est situé à 400 kilomètres du cercle arctique.
Mais le Denali, pour son bien, est frustrant car il n’est pas autorisé aux véhicules particuliers et se découvre soit par de longs treks, soit par des navettes. Nous avons choisi navettes et petits treks.
Dès qu’on y entre dans ce parc on est sous le charme et on a qu’une envie c’est vite à partir à sa découverte en espérant que la météo sera bonne pour jouir du spectacle des montagnes enneigées.
Nous nous installons pour trois jours dans un des campings, c’est-à-dire dans la forêt, c’est le seul hébergement possible dans le parc.
Et puis, comme tout le monde, nous prenons la navette pour visiter. L’altitude au départ est d’environ 500 mètres. Les premiers paysages sont composés, d’abord par la taïga (Forêt basse et clairsemée de conifères).
Après cela, un col, un virage et la distance aidant, les massifs ont disparus de notre vue, masqués par la chaîne de l’Alaska qui ici se pointe à près de 1800 mètres d’altitude. Qu’elle est belle aussi toute cette chaine de montagnes. Parfois, ce sont des sommets bien piquants, à d’autre moment c’est travaillé dans la douceur avec des rondeurs sur lesquelles la taïga s’épanouit tout en vert. Très beau…
Le ciel qui grisouille commence quand même à devenir bien gênant quand nous arrivons au petit étang « Reflexion Pond » qui n’est autre que le miroir du McKinley. Pas génial du tout, du tout….
Maintenant, il n’y a plus qu’à redescendre. Au fil de la descente nous avons fini par retrouver du ciel beaucoup moins chargé et avons pu encore une fois jouir des merveilleux paysages de ce parc.
Nous avons passés les deux autres journées à faire de petites balades dans le bas du parc. Nous avons essayé de « chasser » l’ours, mais en vain : trop de monde probablement…
Pour notre première soirée au Denali, le ciel était bien gris, certes, mais qu’il était généreux en luminosité.
Quand on sort du Denali, on se sent vraiment très bien. Tout y est tellement beau et pur. C’est un peu comme si l’on sortait d’une période de retraite...
Si le temps de la matinée a été plutôt beau, la fin de journée aura été éclatante de lumière sous la grisaille. On le redit, le gris dans ces contrées fait toute la beauté du paysage et surtout le temps du gris c’est le moment choisi pour le grand jeu artistique des trois éléments qui caractérisent le plus l’Alaska : l’ombre, la lumière et le reflet. C’est toujours somptueux d’autant qu’il faut imaginer, quand on y est pas, l’ampleur du paysage et l’ampleur aussi donc prend part au jeu.
Mais dès que les frémissements de la grande cité sont perceptibles, tout change et cela nous semble bien brutal cette sortie de la nature pour arriver dans cette grande ville. Nous y arrivons le soir et donc, direct le parking d’un supermarché pour la nuit.