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Vers la Bahia et Salvador (du 15 au 17/09/07)

Pendant notre séjour à Brasilia, nos amis de Champagne, Jean-Pierre et Jocelyne, nous ont confirmé qu'ils viendraient nous voir pendant cinq semaines et qu'ils arriveraient à Salvador. Nous nous dépêchons donc de reprendre la route et de « tout préparer » pour leur arrivée. Nous sommes heureux comme tout de cette annonce. 

 Et c'est dans des 1158_entre_brasilia_et_salvador.jpgpaysages arides, nous les aimons beaucoup, que nous reprenons notre route. Ces paysages s'interrompent de temps en temps pour nous faire découvrir villes, rivières animées, maisons, ou plutôt cabanes 1163_entre_brasilia_et_salvador.jpgdésolantes disposées le plus souvent en bord de route et en haut des talus. Dans les zones les moins arides, ce sont des petits stands des paysans qui vendent leurs fruits ou légumes sur la route. Nous avons achetés des ananas pour trois fois rien et nous nous sommes bien régalés. Nous n'en avions jamais mangé d'aussi bons et tellement juteux, il vaut mieux ne pas manquer de sopalin ! 

 Environ 400 kilomètres après Brasilia, nous entrons dans la Bahia et au fil des kilomètres les paysages changent du tout au 1162_entre_brasilia_et_salvador.jpgtout. Nous nous retrouvons dans le Parc de Diamantina, une zone de formations rocheuses impressionnantes, c'est du style « Monument Valley » en vert et gris, mais le soleil n'y est pas, dommage pour nous, le temps aussi avait changé et beaucoup de brumes nous ont gâché le paysage. Ensuite nous nous arrêtons à la petite1144_lencois.jpg ville de Lençois (8500 Hab.) perdue au bout d'une petite route en zig-zag qui n'arrête pas de faire des montées et des descentes impressionnantes. Cette petite route est bordée de végétation très dense, nous y retrouvons la Mata Atlantica et nous 1156_chapada_de_diamantine.jpgl'aimons bien aussi cette Mata même si elle ne nous autorise pas à y entrer. Mais irions-nous ? Il doit y avoir tellement de bestioles impressionnantes dans cette foret..... Lencçois est bien jolie avec ses rues pavées et ses maisons colorées du XIXe siècle. Son histoire a commencé avec celle de la découverte des diamants dans la région, en 1822. L'exploitation des mines à beaucoup nuit à l'environnement de la région et depuis 1995 l'exploitation des mines est interdite, probablement qu'il n'y reste plus grand chose, si ce n'est rien..... (Eh, le scribe, cela ne serait-il point de la médisance ?) Lençois est aujourd'hui tournée vers le tourisme et elle a de quoi faire, et plus encore avec la belle région qui l'entoure. 

Salvador approche et encore une fois les paysages changent. Nous sommes maintenant dans une zone où l'environnement est fait d'un désordre de collines bien arrondies et bien1170_entre_brasilia_et_salvador.jpg vertes avec de temps en temps des palmiers qui surgissent ou des bougainvilliers qui explosent de couleurs vives et qui nous empêchent de tomber dans une certaine béatitude tant sont vraiment sereins les paysages.

Avant d'aller à Salvador, nous allons rendre visite à des « amis d'amis » français qui vivent à Guaibim. Cette petite ville se trouve près de Valença laquelle se trouve à 2 heures au Sud de Salvador. Nous avons beaucoup correspondu avec eux par mails bien avant de quitter la France. Nous avions le sentiment de presque nous connaître. Il s'agit de Johanna, de Christophe et de leur fils Aurélien qui a 4 ans. Ils sont au Brésil depuis plus de dix ans maintenant. 

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Nous sommes d'ailleurs très contents de connaître des français dans cette région car nous avons besoin d'aide. Eh oui, nous vous avons fait des cachotteries.... Alors que nous étions dans Île de Santa Catarina et que nous bourlinguions sur Jim pour la visiter, un jour nous nous sommes arrêtés à un carrefour croyant que nous nous étions trompés de direction et à force de se tortiller pour lire les panneaux, nous avons fini par déséquilibré Jim et, Badaboum, tous les trois nous sommes tombés sur le côté. Jim, pas une égratignure, Valérie son casque a bien cogné par terre, cela lui a raisonné un peu dans la tronche, sans durer et puis Chouchou de dire « j'ai vachement mal à l'épaule ». Mais chacun le sait, les hommes ce n'est jamais malade et pas besoin d'aller chez le docteur ! Alors, nous nous sommes rabattus chez le pharmacien et avons achetés anti-inflammatoires en comprimés et en pommade.

De jours en jours, de semaines en semaines les choses ne s'arrangeaient pas. Valérie a pris le taureau par les cornes et lui a dit qu'il irait qu'il le veuille ou non chez le médecin dès notre arrivée à Brasilia qui était proche. Qui fut dit fut fait, nous avons téléphoné au médecin français recommandé par l'Ambassade de France et avons eu un RV pour le lendemain. Ce médecin était acupuncteur, ce n'était pas précisé. Cela dit nous n'avions aucun a priori sur cette médecine et nous tentons le coup. Hélas, les choses ne se sont pas arrangées.
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Dès notre arrivée à Guaibim, nous appelons Johanna et tout de suite, elle nous dit de venir chez elle. Elle habite dans un condominio un peu à écart de la ville. (Un Condominio, c'est un ensemble de résidences privées dans un espace bien clos et gardé. Il y en a beaucoup au Brésil.) Elle nous a accueilli avec une grande gentillesse et nous a autorisé à garer Jules devant sa maison, pour le grand bonheur d'Aurélien qui adorait Jules. Son plaisir c'était de venir dîner chez nous le soir.. Johanna est provençale et cela se voit tout de suite. Sa maison à des allures provençales et surtout elle est jaune et bleue. Nous discutons un bon moment avec elle et nous finissons par lui parler du bras de Chouchou. Johanna a bien compris tout de suite que ce problème était maintenant très pesant pour nous, mais surtout img_0157a.jpg
pour Chouchou qui souffrait beaucoup. Le lendemain, elle nous a emmenés, à Valença, dans une clinique spécialisée en traumatologie et nous avons vu, avec elle un spécialiste. Celui-ci a commencé par faire des radios et là le verdict est tombé : bras cassé au niveau de la coiffe.... C'est seulement au bout de près de six semaines que nous avons su que le bras était cassé.... Traitement : anti-inflammatoires, physiothérapie, ultra-sons, rééducation et... "prothèse". Nous sommes donc restés dans cette petite ville un peu plus de une semaine et sommes allés tous les jours à la clinique, tout en visitant les environs. Aurélien nous a accompagné un jour chez le kiné et il nous a servi d'interprète. A 4 ans, il parle couramment français et portugais et il suit des cours d'anglais deux fois par semaine.... Nous sommes très admiratifs et un peu envieux. Un grand MERCI Johanna.

Dès que l'on entre dans la Bahia, on a tout de suite l'impression d'être sur autre continent. C'est un peu comme si d'un coup de baguette magique nous nous retrouvions, tout d'un coup, sur le continent d'en face : l'Afrique. 

 En effet, dans la Bahia, la population est essentiellement d'origine africaine et du coup tout change : les couleurs, les odeurs, la musique, la cuisine et les décors et hélas, la pauvreté qui est ici beaucoup plus présente et plus grande qu'ailleurs. La Bahia 1194_valena.jpgest la région la plus pauvre du Brésil et certains endroits de cette région sont aussi pauvres que les régions pauvres d'Afrique. Les habitants de cette région sont plus chaleureux encore qu'ailleurs au Brésil où pourtant cet adjectif est de rigueur. Se faire embrasser par les brésiliens, c'est très agréable, mais se faire embrasser par les Bahianais (homme ou femme), c'est autre chose : c'est bon.... c'est chaud...... mais surtout.... c'est voluptueux ! Au Brésil on s'embrasse de la façon suivante : on se fait un petit bisou sur une joue et chacune des deux personnes enveloppe l'autre avec ses bras en serrant un peu et en restant collé un petit moment en se caressant le dos ou le derrière de la tête et en se disant des choses gentilles. Et puis, et puis, il y a le sourire des femmes bahianaises que Chouchou aimait beaucoup, beaucoup..... 

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 La Bahia est belle, sensuelle, toute faite de paysages harmonieux dans lesquels vous vous trouvez enveloppé de sérénité aussi bien en bordure de l'océan 1416_guaibim.jpgque dans les campagnes. C'est une région où vous pouvez tomber très vite dans un état contemplatif. Si vous restez trop longtemps assis confortablement, vous vous rendez vite compte que vous ne pensez plus à rien, que le temps n'a plus cours et vous croyez observer ce qui vous entoure, mais n'est-ce pas un leurre tant vous êtes « zen » en Bahia. La Bahia vous invite à vous dénuder et vous vivez seulement avec short léger, tee shirt plus léger encore et ce sont vos pieds qui sont bien le plus léger avec la panoplie de tongs et sandales que peut vous offrir la Bahia. 

Les meilleures odeurs de la Bahia ce sont ces odeurs de cuisine (normal Valérie est très gourmande). La cuisine et ses odeurs sont partout présentes dans les villes, villages de la Bahia, les restaurants bien sûr, mais le 1188_valena.jpgmieux, ce sont les odeurs de tous les petits stands-restaurants ambulatoires qui vous servent des tas de « cochonneries »frites comme par exemple l' »Acarajé », sorte de beignet, fait avec de la farine de haricot, farci d'une crème elle-même faite de mie de pain, de noix de cajou et du « dendé » (huile de Palme), puis tomates, oignons et crevettes séchées, c'est du nan-nan.... Mais le meilleur plat pour nous de la Bahia, c'est dans les restaurants qu on le mange, c'est la « moqueca », grande spécialité de la région. C'est un ragoût à base de crevettes, 1370_ilheus.jpgou de crabes, ou de langoustes, ou de poissons, cuisiné dans un pot d'argile avec de l'huile de dendé, du lait de coco et des épices . Il est accompagné de riz blanc, de haricots rouges, de purée de manioc et de farine de manioc. Nous avons goûté à tous. C'est un plat divin, la sauce... la sauce.... impossible de trouver le bon qualificatif mais, et excusez du peu, c'est à se rouler le derrière par terre tellement c'est bon !. Mais il y a bien d'autres plats aussi très bons dans la cette région. Et puis, plus ici qu'ailleurs au Brésil, et pourtant... il y a tout ces fruits magnifiques et si bons et beaux et qui font de si bons jus. Les échoppes où l'on vend ces jus de fruits frais sont très nombreuses tout au long des rues. Il est plus facile de trouver un jus de fruit qu'un café « expresso » dans la majorité des villages et des villes. 

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Et pour l'Histoire, c'est dans la Bahia qu'ont débarqué pour la première fois les Portugais, en Avril 1500, avec la Flotte dirigée par Pedro Cabral. Ce fût le début de l'Histoire douloureuse du Brésil que l'on sait avec l'extermination ou l'exode vers l'Amazonie des peuples Indiens et l'arrivée massive des esclaves importés d'Afrique (plus de deux millions).

La Bahia est la région dont le passé historique est le plus riche du Brésil, où le métissage des populations, et donc des cultures, est le plus fort et aussi où les différences sociales sont les plus marquées.

Nous avons bien dégusté la Bahia, dans ses villages, dans ses petites villes et dans sa grande ville qu'est Salvador.

Guaibim (du 17 au 26/09/07)

Le village de Johanna, est situé au bord de l'Océan. Ici nous pourrions nous croire en Afrique. Ce village dont le centre est composé de maisons simples style cube, mais 1386_guaibim.jpgjoliment colorées, ses ruelles, rues et sa place centrale en terre battue, ses petits commerces où tout est visible de la porte toujours ouverte quand il y en a une, ses cabanes et leurs odeurs de friture sur la plage bien équipée en tables et chaises en plastique Coca Cola, bien rouges, ou Skol, la marque de bière bien prisée au Brésil et alors là les tables et chaises sont jaune d'or et partout la musique à fond. Autour du centre ce sont des petites rues avec de charmantes maisons individuelles Et puis, une avenue qui longe la plage sur quelques kilomètres et sur laquelle se trouvent quelques pousadas (hôtels) et des propriétés privées d'Européens et de Brésiliens. Le tourisme est présent à Guaibim, mais il ne s'y est pas encore vraiment développé mais cela viendra car Guaibim a du charme et possède une plage fantastique de 34 kilomètres. Elle est vraiment très belle avec son sable si blanc, ses vagues enveloppantes et ses palmeraies.

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Et puis aussi, tout près de Guaibim existe un petit « paradis », c'est l'île de Tinharé et son village de Morro de Sao Paulo. Elle est située dans l'archipel de Tinharé qui comprend 26 îles, mais dont 3 seulement sont habitées. On y accède par le Rio Una qui après un petit bout de chemin, nous « jette » dans l'océan et nous 1215_morro_de_sao_paolo.jpgsommes bien secoués. La balade est très belle avec palmeraies et mangroves le long de ce Rio et là encore on a l'impression de rencontrer des bateaux d'un autre temps. Le débarcadère de Île, multicolore, est visible de loin et quand on voit bien l'île, c'est vrai qu'on a hâte de débarquer pour voir de quoi est faite cette île dont on nous parle tant dans la région. L'île et le village de Morro sont magnifiques et tellement empreints de charme. Dans ce village isolé il n'y pas de route donc pas de voiture. Il y a des ruelles sablonneuses et escarpées sur lesquelles caracolent des brouettes qui font office de taxis. Nous avons aussi vu une carriole tirée par un âne sur une plage. De même, les déchargements de bateaux se font à dos d'homme. Les hommes vont au bateau en ayant l'eau au moins jusqu'au milieu du torse, on l1252_morro_de_sao_paolo.jpgeur dépose les charges sur les épaules et ensuite ces charges sont mises dans les brouettes, cela fonctionne bien mais c'est sûrement très fatiguant. Tout au long des ruelles du village il y a quantité de boutiques de vêtements et souvenirs. île est vraiment touristique et on peut le comprendre. Il y a 4 plages à Morro, numérotées de 1 à 4, on ne peut pas se tromper. Les deux premières sont très animées de boutiques, hôtels, bars et restaurants, les deux suivantes sont pratiquement désertées par ces activités. Les soirées sont elles aussi très animées dans ce village. Quand il est paré de toutes ses lumières, de ses stands de fruits frais et alcool pour les cocktails, de ses artisans et artistes venus exposés leurs créations, de ses terrasses de restaurants qui vous tendent les bras et de sa musique, vous êtes sûr de passer une soirée dans un endroit magique. Nous reviendrons à Morro avec nos amis.

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La grande ville proche de Guaibim est Valença (70 000 hab.).C'est une ville portuaire au passé colonial, située au bord du Rio Una. Valença possède un beau 1200_valena.jpgpatrimoine architectural colonial des XVIIIe et XIXe siècles mais hélas laissé en partie à l'abandon par les autorités locales et pourtant de beaux « Sobrados » (anciennes maisons bourgeoises) mériteraient que l'on ne les négligent point. Nous avons bien arpenté cette ville, nous y allions tous les jours... pour le bras ! Là encore, nous pourrions nous croire en Afrique. La ville est très animée tout au long de la journée. Mais le plus intéressant, c'est le matin quand tout se « met en branle ». Des brouettes et des charrettes courent partout dans les rues pour trouver leurs places, brouettes et charrettes bien chargées de 1203_valena.jpgfruits, de légumes, d'herbes aromatiques, etc.... La ville est très bien achalandée en commerces de toutes natures et cela a été très agréable de faire du shopping dans cette petite ville. Le port est superbe et très actif et on peut y voir beaucoup de bateaux de toutes sortes et de tous temps. Ce port fait un peu port de « Corsaires », alors nous aimons beaucoup !

A Valença, nous sommes allés visiter la petite école d'Aurélien, mignonne comme tout et joliment décorée de peintures. Tous ses petits camarades et sa maîtresse été ravis de nous voir et surtout de poser pour la photo. Le lendemain de cette visite nous sommes retournés à l'école et avons donné à chacun des enfant la photo du petit groupe, c'était la fête !

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Grâce à Johanna, et avec elle, nous avons pu visiter la « Camara » de Valença (Mairie), très beau et très intéressant bâtiment colonial. Elle nous a aussi emmenés sur les hauteurs de la ville pour voir Église Nossa Senhora do Amparo du 18e siècle, belle et bien conservée et de cet endroit nous avions une vue plongeante sur la ville, joli tableau.

Johanna nous a également emmené faire une balade intéressante dans la 1181_valena.jpgforet tropicale autour de Valença pour voir les vestiges d'une ancienne usine de textile du XIXe siècle.. Un « gardien » du site nous a accompagné, heureusement... Pour accéder à ce site, il a fallu emprunter un sentier enfoui dans la végétation. Le gardien marchait devant nous avec sa »machette » et nous préparer le terrain. L'environnement était magnifique avec une multitude de végétaux et d'arbres que nous voyons pour la première fois, notamment l'arbre à cacao. Ce Monsieur nous a donné toutes les explications que nous voulions. Après1182_valena.jpg une bonne balade nous avons fini par trouver la « ruine » envahie de végétaux. C'était assez surréaliste, des plantes sortaient de partout sur les murs et par endroit ces murs disparaissaient complètement. Le Rio Una était là aussi et bien beau . Cette balade, tout de même un peu impressionnante car nous pensions « serpents » et il y en a beaucoup dans cette région, nous a beaucoup intéressée et appris.

Au calendrier il n'y a plus que cinq jours avant l'arrivée de nos amis. Alors, fissa, fissa, on quitte Guaibim et nous dirigeons vers Salvador.

Nous rejoignons cette ville en passant par Île de Itaparica d'où nous pourrons prendre le ferry qui évite une grande boucle par la route. Traversée sympa de 40 mn qui permet d'avoir une vue d'ensemble de la ville de Salvador. Après notre installation au camping d'Itapua, quartier de Salvador, beau camping en bordure de plage, nous allons visiter une Pousada indiquée par Johanna qui se trouve à un kilomètre du camping. La Pousada en question est une Pousada « Luxe », sur la plage, et nous réservons une chambre pour nos amis. Ouf, les corvées sont faites !

Le lendemain nous nous rendons au centre de Salvador, avec Jim, dans l'optique de trouver un cabinet de physiothérapie pour que Chouchou puisse 1261salvador.jpgcontinuer le traitement pour son bras : une vraie galère.... Nous étions à 35 kilomètres du centre et nous avons mis 1h30 le matin et 1h30 le soir dans une circulation infernale. Ce premier jour nous a un peu « défait » la tête et le lendemain nous avons refait les mêmes parcours pour le cas où la veille il y aurait quelque chose de particulier qui aurait engendré plus1257_salvador.jpg de circulation : eh bien non, c'était pareil. Donc il n'est pas possible de rester aussi loin du centre touristique, trois heures de transport par jour c'est vraiment trop et voilà que tout est à refaire. D'abord, et surtout, il faut trouver un « couchage » pour Jules. Et finalement en peu de temps, nous avons trouvé » un parc de stationnement fermé et gardé jour et nuit et une bonne Pousada à seulement 5 minutes pied de la « chambre » de Jules. Inutile de dire que nous avons poussé un grand OUF. Mais nous avons laissé tombé la physiothérapie, trop de queue, mais ça c'était pas bien.

Nous sommes fin prêts pour3_arrive_salvador.jpg l'arrivée de nos amis et nous sommes même un peu impatients qu'ils arrivent tant nous sommes prêts. Et le jour « J », nous sommes, bien sûr, un peu en avance à l'aéroport et nous attendons l'avion dans le ciel, appareil photo à la main, car nous avons promis de faire un « reportage » des vacances de Papy et Mamie au Brésil et donc il fallait en première photo l'arrivée de l'avion. Photo réussie ! Ils sont donc là, sous la pluie.... et le voyage reprend !



Salvador
(2 700 000 hab.) du 26/09 au 3/10/07

Entendez-vous la musique ? Sentez-vous les odeurs ? Voyez-vous les couleurs ? Oui sûrement, vous imaginez tout cela. Le simple fait d'évoquer le mot « Salvador » ou « Bahia » fait venir à l'esprit les jolis mots, et ce qu'ils représentent, que sont Couleurs, Musique, Danse, Artistes, Saveurs, Odeurs et pourquoi pas Folie ? C'est à Salvador qu'est née la culture, les coutumes et traditions brésiliennes actuelles et c'est aussi ici que la culture catholique s'est associée aux croyances des esclaves africains. Salvador est une ville où l'on aime faire la fête.

Salvador fut créée en 1549 par Tomé de Suza et fut la capitale du Brésil jusqu'en 1763.
 
La ville est constituée d'une partie basse, la ville moderne en front de mer et la ville haute érigée sur une falaise rocheu1280_salvador.jpgse, face à la baie, domine une partie de la ville basse. Il y a peu à dire sur la veille basse consacrée essentiellement à la vie des affaires et au tourisme balnéaire. C'est une grande ville moderne avec ses grands buildings et ses larges avenues ou la circulation est impressionnante tant elle est chargée. Le front de mer est très bruyant d'abord à cause de la circulation mais aussi parce que chaque plagiste, et ils sont à la queue-leu-leu parfois, sur des 1278_salvador.jpgkilomètres, mettent la musique à fond et c'est une véritable cacophonie. Près du port, parmi les immeubles modernes on peut voir quelques beaux édifices coloniaux bien mal entourés. C'est aussi près du port que se trouve le « Mercado Modelo », marché artisanal, où l'on peut trouver les jolies robes blanches volantées et bordées ou incrustées de dentelles qu'aiment à porter les Bahianaises. C'est aussi à cet endroit que se trouvent les points d'union entre les deux villes que sont l'ascenseur « Lacerda » ainsi qu'un « plano inclinado », sorte de féniculaire. Et maintenant montons ensemble à la « Cidade Alta ».

La Cidade Alta que nous connaissons aujourd'hui est récente. Jusqu'aux années 1980 ce quartier était un quartier des plus miséreux et abandonné aux plus pauvres de Salvador. Une importante restauration a redonné tous ses blasons à ce quartier et permet d'apprécier le savoir-faire des artistes de toutes natures qui ont oeuvré pour redonner ses lettres de noblesse au « Pelourinho ». Ce quartier de Salvador 1315_salvador.jpg
est classé au Patrimoine Culturel de l'humanité par l'Unesco. C'est dans la « Cidade Alta » que se trouve la majorité des édifices divers de la période coloniale et notamment dans son quartier pittoresque, le « Pelourinho » qui veut dire le « Pilori ». C'est en effet sur la place principale de ce quartier qu'autrefois les esclaves subissaient leur punition attachés à un pilori avant d'y être fouettés.

On peut admirer ici beaucoup de très belles églises baroques, chargées -voire surchargées- d'or et de magnifiques faïences portugaises (Azulejos). 
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Mais le plus intéressant dans ce quartier c'est de s'y promener et de découvrir sa vie au fil de ses rues et ruelles. C'est tout d'abord un enchantement de couleurs pastels sur les murs, de couleurs vives ou blanche sur les robes des « Doudous ». Une architecture coloniale de grande beauté. C'est un quartier où il faut prendre le temps de regarder les étalages des boutiques et notamment les boutiques des artistes peintres dont la particularité ici est la pratique de l'art naïf et l'on peut voir des reproductions de toutes les ruelles du Pelourinho, c'est à dire des enchevêtrements de maisons. Ces peintures sont de tons très pastels mais très lumineuses et on pourrait les acheter toutes tant elles sont belles.

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Avec nos amis, nous avons beaucoup aimé nos promener au gré des ruelles et des places de ce quartier. Mais, au gré de nos promenades, nous avons pu nous rendre compte de la pauvreté qui règne ici. Nous avons vu des gens venir avec des sacs en plastique aux terrasses de restaurants et demander qu'on leur donne les restes.... Qui dit grande pauvreté, dit aussi insécurité. Quand nous voulions descendre dans la ville basse à pied, la police nous en empêchait et nous obligeait à prendre ascenseur ou le 1335_salvador.jpgféniculaire. C'est vrai, qu'avant que nos amis arrivent, nous avions fait les trajets entre les deux villes avec le scooter et nous avions pu effectivement nous rendre compte aussi qu'il y avait une grande misère dans les rues qui descendaient vers la ville basse. Cela dit, nous ne pensions pas que l'on pouvait risquer quelque chose en empruntant ces rues dans la journée. De même, les Brésiliens nous disaient de ne pas sortir le soir. L'hôtelier à Salvador, quand il nous a vu partir notre montre au bras, nous a arrêté en nous disant de mettre notre montre dans la poche.... Nous pensons qu'effectivement il y a quelques risques, comme dans toutes les grandes villes du monde, mais que les Brésiliens, d'une façon générale, amplifient un peu le problème, tout du moins pour les risques dans la journée.

Cela dit, nous voulons voir Salvador la nuit. Alo1276_salvador.jpgrs, nous prenons un guide pour la soirée. Johanna nous en avait recommandé un, Gustavo, et nous l'appelons. Il nous conseille de visiter la ville le mardi soir car tous les mardis c'est soir de fête et il nous conseille d'aller à la messe de 18 H 00. Tous les mardis, les commerçants de la ville font des offrandes au curé lequel les bénit et les distribue à la fin de la messe aux pauvres. Gustavo vient nous chercher à l'hôtel et nous allons donc à la messe et ici la messe a lieu portes ouvertes. La messe est belle car les chants sont beaux et tout le monde chante et applaudit.

Après la messe, Gustavo nous emmène sur la place dans un espèce de troquet, tout en longueur, sans table, pour déguster des boissons alcoolisées, dont on ne sait pas le nom, ce n'est jamais la même chose, et chacun sort sur le trottoir et boit sa 1329_salvador.jpg« potion magique ». Sur le trottoir de ce troquet il y avait une très très chaude ambiance.... Ensuite, il nous a emmené visiter différents endroits, prendre l'air quoi.... La soirée s'est poursuivie par un spectacle de capoeira, discipline acrobatique dérivée d'un art martial importé par les esclaves d'Angola. La danse s'exécute au rythme du tambourin et du berimbau, instrument de musique typiquement brésilien. Une similitude avec le rap mais tout de même plus structurée et surtout plus artistique. Ensuite ce fut un spectacle de musique de rue de tambours par les jeunes membres d'une association musicale de quartier, beau rythme et quelle résonance ! Il y eut aussi un concert de chants et musique, style jazz, là aussi nous nous sommes régalés. Pour finir un dîner en terrasse dans une ruelle avec au menu, devinez quoi : de-la-mo-que-ca ! Oh-la-la que-c'est-bon-ça !
 
Nous sommes heureux d'avoir pu vivre toute une soirée dans les ruelles de Salvador et nous remercions Gustavo de nous avoir fait attendre jusqu'au mardi soir, jour de fête hebdomadaire et d'avoir eu ainsi non seulement un aperçu nocturne mais aussi et surtout un aperçu prononcé de la joie de vivre et de l'art de la fête des Bahianais.

Le Scribe n'est pas très content de son récit, si incomplet, sur cette ville, mais le retard apporté à la rédaction du site, en raison des cinq semaines de vacances qu'il s'est accordées avec ses amis, en sont la cause. Il compte sur votre indulgence....
 
Et pour finir, c'est à Salvador, qu'avec nos amis, nous avons découvert la « Caipirinha », prononcez ca-i-pi-ri-nia (tu t'en souviens Jocelyne ?). C'est un cocktail avec du citron vert pilé, du sucre cristallisé, de la Cachaça (alcool de canne à sucre qui n'a pas le goût du rhum) et de la glace pilée. C'est tout simplement bon ! 

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Nous quittons Salvador pour nous aller à Praia do Forte, petite localité à 80 km au nord de Salvador, réputée pour sa longue plage de sable blanc bordée de 100 000 palmiers, rien que ça et aussi pour ses...... baleines ! C'est aussi un sanctuaire de tortues.

Praia do Forte (du 3 au 5/10/07)

C'est vrai que la plage de Praia do Forte est belle et bien verte. Mais le plus intéressant dans cette petite localité, dont nous n'avons pas réussi à savoir le nombre de ses habitants, ce sont ses ruelles très animées et sans voitures. La ville est vraiment très touristique. Malgré tout ses touristes elle sait restée prenante et intéressante. Ses ruelles sont bien ombragées et ses terrasses de bistrots si accueillantes. C'est une ville faite pour le farniente. Sa plage est largement garnie en restaurants et servent de bons poissons grillés, nous les avons goûtés. De plus, c'est une ville où l'on peut faire du shopping sans se lasser. Beaucoup de jolies boutiques qui offrent toute une panoplie de vêtements, chaussures et quelles chaussures, nos grands créateurs pourraient pâlir de jalousie ici, Jocelyne a succombé....

Nous ne verrons pas les tortues, ce n'est pas la saison. Par contre, la saison 1356_praia_do_forte.jpgdes baleines n'est pas encore finie alors nous allons à la « pêche » à la baleine. Nous commençons par aller à la « chasse » au bon tour operator pour notre expédition et une fois le choix fait, nous retenons nos places pour le lendemain. A l'heure tapante, nous sommes présents à l'appel et les gentils organisateurs nous offrent la pilule pour ne pas être malade, la balade dure de 9 H. à 14 h. Nous sommes contents de notre choix car nous embarquons sur un beau bateau tout noir avec des allures de bateau-pirate et cela nous plait beaucoup. On peut dire que nous avons fait 1339_praia_do_forte.jpgbeaucoup de ronds dans l'eau. Ce n'est quand même plus la grande saison des baleines, mais il y en a encore. Après trois bonnes heures de navigation, enfin, elles sont là. En fait, il y en avait trois : deux adultes et un bébé. Nous les avons admirées sur toutes les coutures qu'elles ont bien voulu nous faire voir. C'était très beau et c'est toujours émouvant de voir des baleines même si ce n'est pas la première fois que nous en voyons. Après un bon moment d'observation, nous rentrons au port et pour nous remettre de nos émotions rien de tel que du poisson grillé sur la plage.

Nous avons passé un moment très agréable à Praia do Forte. C'est un bel endroit pour effectuer un séjour de repos.

Pour la suite du voyage, nous avons proposé à nos amis d'aller à Guaibim et de-là partir pour île de Tinharé. Avant de quitter Guaibim, Johanna nous avons fait visiter une Pousada de rêve, Chez Katarina et René, un couple de hollandais. Tout le monde est d'accord donc retour à Guaibim.

Guaibim (du 5 au 15/10/07)

La Pousada de Katarina et René s'appelle le « Recanto Brasilissimo ». C'est 1384_guaibim.jpgvraiment un endroit de rêve. Elle est située en bordure de la si belle plage de Guaibim. Elle est constituée d'une très belle et grande maison entourée de différentes terrasses mais celle devant la piscine est la plus grande et elle est très conviviale avec canapés et fauteuils garnis de coussins moelleux et décorées d'objets d'artisanats brésiliens de qualité et originaux. Devant cette grande maison un très grand jardin tout fleuri et bien arboré et deci-delà dans ce jardin des statuettes, bustes pour l'essentiel, artistes locaux. Dans cette maison il y a deux chambres avec terrasses 1382_guaibim.jpgqui donnent sur la mer. Sur un des côté de la maison, devant la piscine, il y a deux chalets magnifiques. Chacun des chalets comprend une mezzanine ce qui fait que ceux-ci peuvent loger 4 personnes. Les chalets ont des terrasses côté piscine et côté mer. Sur le côté mer, ils comprennent une terrasse haute avec hamac, canapé et fauteuil et sur la terrasse basse, les chaises longues en bois pour la bronzette. A l'arrière de la maison, il y a un 1381_guaibim.jpggrand espace palmeraie réservé aux chevaux. Il y a 3 chevaux à la Pousada. Après cet espace c'est la plage. Nous avions loué les deux chalets.

Cette Pousada est vraiment extraordinaire. Tout est fait pour le bien être du vacancier. Katarina possède un talent fou pour la décoration, le raffinement, l'accueil ou plutôt l'art du bien recevoir. Les trois chiens pratiquent, eux-aussi, l'art du bien recevoir, surtout la chienne Lily. Un gros câlin les toutous !


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Qui plus est, chez Katarina, on cultive aussi l'art du bien manger. Nous avons pu déguster de bons poissons, de bonnes crevettes et de bonnes langoustes et bien d'autres choses encore. Les petits déjeuners étaient royaux. René fait très bien la caipirinha et il a une jolie collection de vins argentins et chiliens !

Et leur talents ne s'arrêtent pas là. Ils cultivent aussi l'art de bien divertir leur client, d'ailleurs, ce mot « client » ne convient pas. Ils proposent des ballades à cheval, du char à voile, de la voile, des ballades en 4X4, etc...

Nous, nous avons fait avec eux1394_guaibim.jpg une expédition à la ferme de Marcelle, une Suissesse installée dans la région et bien isolée. De là, nous sommes allés en marchant dans la foret pour rejoindre le fleuve Una. Au passage nous avons visité une famille qui fabrique à la main de l'artisanat en osier. Puis, nous sommes arrivés au bord du Rio. Et là René nous montre les radeaux de bambous sur lesquels nous devons traverser. Une corde attachée aux arbres traverse le fleuve sur laquelle la corde du radeau doit être nouée et nous avançons en tirant la corde tendue entre les arbres. Les radeaux ne 1395_guaibim.jpg  supportent que deux personnes et pas trop lourdes. Donc, René fait d'abord passer Jean-Pierre et Katarina et demande à Jean-Pierre de bien nouer la corde du radeau et là il ne le fait pas en disant « je vais la tenir et ça va aller » car Jean-Pierre, tout le monde le sait, il n'écoute jamais personne (et Pan sur le bec !) car il sait tout et alors ce qui devait arriver arriva : il s'est retrouvé le derrière dans l'eau et Katarina n'avait pas l'air rassurée... Heureusement, Zorro.... ou plutôt Marcelle est arrivée, s'est jetée dans l'eau car le foutu radeau dérivait, elle a ramené le radeau sur la rive et tout le monde a été s1407_guaibim.jpgauvé, OUF . La ballade reprend dans la foret et nous débouchons sur une autre boucle du rio. Nous nous retrouvions dans une magnifique clairière et il y avait là un abri et plus haut sur la colline une maison. René est allé à la maison et est revenu avec une dame qui nous a sorti de l'eau une nasse en osier dans laquelle il y avait des grosses crevettes d'eau douce. C'était magique ! La dame nous a fait cuire toutes ces bestioles et nous les a servies avec salade, riz, manioc, haricots. Ce repas au bord du fleuve a été un grand et bon moment..... 

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Une autre fois, René nous a emmené en 4X4 faire une ballade découverte dans la nature et nous avons découvert une grande variété d'arbres et de fruits. Au cours de cette ballade, nous nous sommes enlisés..... mais nous nous en sommes sortis tout seul, mais les hommes ont mis les pieds dans l'eau noire et ont bien poussé. 

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René nous a aussi initié au char à voile sur la plage, c'était bien agréable et cela peut aller très très vite cette machine !

En arrivant à Guaibim, nous pensions y rester 3 ou 4 jours et aller ensuite une petite semaine à Île de Tinharé. C'était sans compter que nous étions dans une semaine où il y avait un long week end. Le Vendredi était férié parce que c'était le jour des enfants et le Lundi c'était le jour des enseignants, donc un week end de 5 jours. Nous n'avons donc pas eu de place dans les Pousadas que nous avions visitées pour le séjour. C'est sans regret que nous avons poursuivi notre séjour à Guaibim. Cela dit, nous sommes quand même allés passé une journée dans Île pour la faire découvrir à nos amis. Il y avait un monde fou.....

Il nous a été très difficile à tous les 4 de quitter cet endroit merveilleux mais aussi de quitter Katarina et René. On voudrait qu'ils ne soient pas aussi loin de nous car on aimerait bien s'en faire des amis. Merci beaucoup Katarina et René pour tout ce que vous nous avait apporté et donné. Tous les 4, nous aimerions beaucoup retourner passer un séjour chez vous. 

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En tout cas, nous disons aux touristes qui vont à Salvador, si vous avez besoin d'un bel endroit pour vous détendre, allez chez Katarina et René. René va chercher les touristes à Salvador (www.recanto-brasilissimo.com)

Allez, les Bajan, on s'en va, l'aventure continue et nous avons beaucoup traîné ici. Il est grand temps de regagner Ilhéus.

Ilhéus (221 000 hab.) - du 15 au 18/10/07

Ville étape pour nous, Ilhéus a su nous démontrer qu'elle possédait quelques attraits avec son quartier colonial bien rénové et voué au commerce. Cette ville est le centre brésilien du Cacao. Nous1373_ilheus.jpg y avons d'ailleurs visité la chocolaterie et fait une dégustation. Rien de comparable avec nos chocolats français. Ilhéus possède une magnifique plage et son secteur touristique est agréable.

Nous avons profité de notre passage dans cette grande ville pour faire une prolongation de séjour pour nous et une prolongation d'importation pour Jules et Jim. Pour notre visa, tout a été très simple mais pour Jules et Jim cela a été très compliqué. Grâce à notre chauffeur de taxi, qui finalement a tout pris en mains, cela a été plus simple mais pas moins long (un jour et demi), ga-lè-re les formalités..... Avec nos papiers bien en règle nous quittons Ilhéus.

Porto Seguro  (95 660 hab.) -  du 18 au 22/10/07

C'est ici se plait-on à dire que Pedro Cabral a débarqué lors de son arrivée au Brésil. D'autres disent que c'est plus au nord. Nous, nous ne savons pas, mais ce que nous savons, et ce qui est sûr, c'est que c'est à Porto Seguro que les Bajan ont découvert les joies du camping avec la vie de plein que cela implique, comme par exemple, faire la vaisselle, dans le seau, dehors, n'est-ce pas Jocelyne Bajan ? 
 
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Pour faciliter nos déplacements autour de cette ville, nous louons un buggy et on peut dire que nous nous sommes bien amusés avec ce petit engin et surtout avec son chauffeur d'enfer !  

Porto Seguro est une ville balnéaire moderne dotée de très belles plages. Cette ville ne présente pas ou peu d'intérêt. Avenues et rues bordées de maisons sans cachet. Beaucoup de commerces d'artisanat, de restaurants et de bars. 

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Par contre, la « minuscule » ville historique de Porto Seguro, située sur les hauteurs de la ville, est bien jolie et présente une vue magnique sur le littoral. Aujourd'hui, elle est principalement vouée au commerce de l'artisanat et au spectacle de capoeira. C'est ici que Valérie a vu les plus belles statuettes de femmes bahianaises joliment décorées et maquillées avec des décolletés généreux. Ces statuettes sont soit des corps entiers, soit des bustes que l'on pose sur les bords fenêtres principalement et que l'on appelle les « amoureuses ». Valérie voulaient en ramener mais c'est très volumineux....

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